Rhin supérieur : L’Alsace revient dans le jeu

En visite à Colmar, le premier ministre est venu nous le dire « en confidence » : « je n’ai jamais été convaincu par ces immenses régions, dont certaines ne correspondent à aucune légitimité historique et surtout ne me paraissent pas répondre aux besoins grandissants de nos concitoyens pour une action publique de proximité. » La nouvelle Collectivité Européenne d’Alsace demande plus de compétences : seront-elles transférées ?

Visiblement, on devrait pouvoir compter sur le soutien de Jean Castex pour contribuer à « une forme de renaissance de l’Alsace en tant qu’entité politique au sein des institutions de la République. » Pour le premier ministre, « la création de la CEA est tout à la fois un aboutissement et un commencement ». Au côté des nouveaux champs d’action ouverts à l’a collectivité d’Alsace, il s’est dit « favorable à ce que nous allions plus loin et que nous élargissions, fusse dans un cadre expérimental, les compétences de la CEA« .

Il a bien pris l’importance du caractère frontalier de notre territoire : « Vous êtes une terre frontalière, vous avez désormais un rôle de chef de file et de pilote dans la coopération transfrontalière. La crise sanitaire nous a permis de mesuser la solidité de ces liens. Il faudra aller plus loin pour tendre vers un espace encore plus intégré ce que permettra sans doute la renaissance de lignes ferroviaires comme Colmar-Fribourg ou Haguenau-Rastatt. »

Pour que ces belles déclaration ne restent pas des « Sonntagsreden« , il serait bon d’appuyer par notre action citoyenne, associative, culturelle et politique cette démarche vers plus d’autonomie dans la gestion de notre territoire. Les récentes décisions gouvernementales concernant Stocamine ne vont pas dans ce sens et il y a encore beaucoup à faire pour ancrer l’Alsace comme interlocuteur clairement identifié dans le Rhin supérieur.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *